Mardi, 7 h 12. Un chauffeur remplaçant tourne pour la deuxième fois dans une résidence de six bâtiments identiques. Son application l’a conduit au centre de la parcelle ; l’enfant attend devant l’entrée E, de l’autre côté. Le débat sur la navigation du chauffeur, Waze ou Google Maps, revient souvent dans les équipes. Il est légitime, mais il cache l’essentiel : un guidage n’est jamais meilleur que l’adresse qu’on lui donne.
Navigation chauffeur : Waze ou Google Maps, chacun ses atouts
Les deux applications sont gratuites, répandues et bien connues des conducteurs professionnels. Leurs points forts diffèrent un peu.
Waze, pour la circulation du moment
Waze s’appuie sur les signalements de ses utilisateurs : bouchons, accidents, contrôles, routes fermées. En agglomération, aux heures de pointe, cette réactivité permet souvent de gagner quelques minutes. Beaucoup de chauffeurs de taxi l’utilisent par habitude.
Google Maps, pour repérer les lieux
Google Maps intègre la vue des rues, très utile pour identifier un portail ou une entrée avant d’arriver, et permet de télécharger des cartes pour les zones mal couvertes par le réseau. En milieu rural ou dans un secteur que l’on découvre, ces deux fonctions rendent service.
Notre conseil est simple : laissez le chauffeur choisir. Il connaît son secteur, ses habitudes et l’application avec laquelle il est le plus à l’aise. Imposer un outil de navigation n’améliore pas la ponctualité ; une adresse fiable, si.
Un lien Waze pour l’adresse de chaque usager
Ce qui fait perdre du temps, ce n’est pas l’application elle-même, c’est la saisie. Recopier une adresse à la main, au volant ou garé en double file, provoque des erreurs : un numéro inversé, une commune homonyme, un « chemin » pris pour une « route ». C’est pour cela que l’application chauffeur de NavigoMédic affiche, sur chaque arrêt, deux liens : l’un ouvre Waze, l’autre Google Maps, directement sur l’adresse de l’usager. Le chauffeur touche le bouton de son choix, le guidage démarre, il n’a rien tapé.
Sur le même écran, il retrouve ce qui ne figure dans aucune carte : le mode de déplacement de l’usager, la présence d’un accompagnateur, les notes d’accessibilité laissées par l’établissement et un bouton pour appeler son responsable. Le prochain arrêt s’affiche en grand, pour être lisible d’un coup d’œil dans un support de téléphone.
Une précision utile pour les chauffeurs remplaçants : l’application de navigation guide vers un arrêt à la fois, elle ne décide pas de l’ordre de passage. Cet ordre vient de la tournée, construite en tenant compte du temps maximal à bord de chaque usager et de l’heure d’arrivée prévue à l’établissement. Sauter un arrêt parce que le guidage en propose un autre plus proche peut faire attendre une famille et allonger le trajet d’un passager déjà monté. La règle est donc simple : on suit la liste, et l’on ouvre Waze ou Google Maps pour chaque arrêt, l’un après l’autre.
Côté matériel, un support de téléphone fixé dans le champ de vision et un câble de charge font partie de l’équipement de base. Une batterie à plat à 7 h 40 prive le chauffeur à la fois du guidage et du pointage.

Une adresse de ramassage précise, condition d’une bonne navigation GPS
La navigation GPS du chauffeur repose sur des coordonnées. Si le point est mal placé, Waze comme Google Maps conduiront avec assurance au mauvais endroit. Les situations à risque sont bien connues :
- Les résidences et ensembles de plusieurs bâtiments, où l’adresse postale désigne toute la parcelle.
- Les lieux-dits et hameaux, dont le point se trouve parfois au centre du village plutôt qu’à la maison.
- Les lotissements récents, encore mal référencés.
- Les adresses de ramassage qui ne sont pas l’adresse du domicile : grands-parents, assistante familiale, sortie d’école.
- Les numéros « bis » ou « ter », souvent perdus lors d’une saisie rapide.
Pour chacune, le complément d’adresse fait la différence : « entrée E, côté parking », « maison au fond de l’impasse, portail vert ». Ces précisions ont leur place dans les notes d’accessibilité, que le chauffeur lit avant d’arriver.
Le géocodage de l’adresse : vérifier avant, corriger après
Le géocodage d’une adresse consiste à la traduire en coordonnées géographiques. Dans NavigoMédic, il se fait automatiquement à partir de la Base Adresse Nationale, au moment où l’adresse est saisie dans la fiche usager. C’est ce point qui sert ensuite à calculer les circuits et à lancer le guidage.

Deux contrôles valent la peine. Avant la première tournée, regardez la position de chaque nouvel arrêt sur la carte des circuits ; un point isolé dans un champ ou au milieu d’une zone commerciale doit alerter. Après coup, le pointage fait office de vérification : lors de chaque prise en charge, l’application enregistre la position du téléphone et calcule l’écart avec l’adresse. Au-delà de 300 mètres, une alerte apparaît. Si elle se répète pour le même usager, ce n’est probablement pas le chauffeur qui se trompe, mais l’adresse qui est mal placée. La page sur le pointage géolocalisé des prises en charge détaille ce mécanisme.
Précisons ce que l’outil ne fait pas : il ne suit pas le véhicule en continu. La position n’est relevée qu’au moment du pointage, ce qui suffit pour attester du passage et repérer une adresse fausse.

Et quand le réseau disparaît ?
Dans une vallée ou un parking souterrain, la navigation peut décrocher. Google Maps permet d’anticiper en téléchargeant la carte du secteur. Côté pointage, l’application chauffeur hors connexion conserve les prises en charge sur le téléphone et les transmet dès le retour du réseau. Le chauffeur peut donc continuer sa tournée sans se soucier de la couverture.
Pour les chauffeurs, ces détails font la différence entre une matinée fluide et une matinée tendue ; la page dédiée aux chauffeurs de transport adapté résume ce que l’application change pour eux. Et parce que la position enregistrée sert aussi de preuve au moment de la facture, l’article sur le pointage comme preuve de passage complète utilement cette lecture. Vous pouvez voir les liens de navigation fonctionner sur un téléphone lors d’une démonstration de l’application chauffeur.
Le chauffeur doit-il utiliser Waze ou Google Maps ?
Celle qu’il préfère. L’application chauffeur propose les deux liens sur chaque arrêt ; le choix n’a pas d’incidence sur le pointage ni sur la tournée.
Comment fiabiliser le géocodage d'une adresse de ramassage ?
Saisissez l’adresse complète, vérifiez la position de l’arrêt sur la carte avant la première tournée, ajoutez un complément dans les notes d’accessibilité et surveillez les alertes de pointage à plus de 300 mètres, qui signalent souvent une adresse mal placée.
L'application suit-elle le véhicule pendant la tournée ?
Non. NavigoMédic enregistre la position du téléphone uniquement au moment du pointage, pour attester du passage à l’adresse. Le véhicule n’est pas suivi en permanence entre deux arrêts.
Des chauffeurs guidés jusqu'à la bonne porte
Découvrez l'application chauffeur sur un téléphone : prochain arrêt, liens Waze et Google Maps, notes d'accessibilité et pointage en un geste.


