Le transport en IEM et EEAP se distingue d’abord par sa rareté de places. Là où un véhicule de transport scolaire embarque huit enfants, un véhicule adapté en accueille parfois deux, parce que chaque fauteuil occupe un emplacement entier et qu’un accompagnateur doit être assis à côté. Chaque matin, ces quelques places se répartissent entre des enfants qui habitent loin les uns des autres, et dont les familles attendent un horaire fiable.
Deux publics, une même exigence pour le transport en IEM et EEAP
L’institut d’éducation motrice accueille des enfants et des adolescents dont la mobilité est réduite, à des degrés très variables. Dans un même groupe, l’un marche avec une aide, un autre se déplace seul en fauteuil manuel, un troisième utilise un fauteuil électrique qu’il pilote lui-même. Le transport doit s’adapter à chacun, et la composition des véhicules change dès qu’un enfant change de fauteuil.
L’établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés accueille un public pour lequel presque tous les trajets se font en fauteuil, avec un accompagnement constant. Les circuits y sont courts, peu chargés, et l’installation de chaque enfant prend du temps. Les deux structures partagent pourtant le même enjeu : trouver suffisamment de places adaptées, au bon moment, sans allonger le temps passé à bord.

Véhicule adapté fauteuil enfant : composer avec des places rares
Un véhicule adapté se définit par deux chiffres : ses places assises et ses emplacements fauteuil. Dans NavigoMédic, chaque véhicule de chaque transporteur est déclaré avec ces deux capacités. Le moteur de groupage réserve les emplacements fauteuil en priorité aux enfants qui en ont besoin, compte l’accompagnateur sur une place assise et ne dépasse jamais la capacité. Un enfant qui ne trouve pas de place est signalé avec le motif : aucun véhicule adapté, capacité insuffisante ou trajet direct déjà trop long.
Quand l’enfant grandit, la fiche change
Un enfant qui passait d’un rehausseur à un fauteuil manuel, puis d’un fauteuil manuel à un fauteuil électrique, change de besoin de transport sans que personne pense à prévenir le transporteur. La fiche logistique de NavigoMédic indique la mobilité actuelle (marchant, fauteuil manuel, fauteuil électrique, rehausseur) ; la mettre à jour suffit pour que le prochain calcul en tienne compte. La rentrée est le bon moment pour relire toutes les fiches. Pour les plus jeunes, notre article sur le rehausseur et le siège auto en transport adapté rappelle les points de vigilance.
Répertoire
Une fiche logistique, sans donnée de santé
Chaque fiche contient l’adresse de ramassage, géocodée automatiquement, la mobilité, le temps maximal à bord, la présence d’un accompagnateur, le contact légal et des notes d’accessibilité. Ces notes servent à décrire l’installation, jamais l’état de santé : les termes médicaux y sont refusés.
Le détail des champs est présenté sur la page de la fiche usager du transport adapté.

Accompagnateur transport polyhandicap : une place qui se planifie
Dans un EEAP, beaucoup d’enfants ne voyagent jamais sans adulte à leurs côtés. Cet accompagnateur peut être salarié de l’établissement ou du transporteur, selon les contrats. Dans tous les cas, il occupe une place assise, et un circuit qui l’oublie est un circuit faux.
Il suffit d’indiquer le besoin d’accompagnateur sur la fiche de l’enfant. Le moteur réserve alors la place correspondante et en tient compte dans la capacité du véhicule. Si deux enfants ont besoin d’un accompagnateur et que le véhicule ne dispose que de deux places assises en plus des emplacements fauteuil, l’outil en tire la conséquence plutôt que de vous laisser la découvrir à 7 h 30. Notre article sur l’accompagnateur à bord et les cas où le prévoir aide à fixer des règles claires avec les familles et les transporteurs.
Institut d’éducation motrice transport : des trajets courts et des horaires tenus
Dans le transport en IEM et EEAP, la durée compte autant que la place : les enfants supportent mal les trajets longs, et une arrivée fatiguée se ressent toute la matinée. Chaque fiche porte un temps maximal à bord, 45 minutes par défaut, que vous pouvez abaisser pour les enfants qui en ont besoin. Le moteur n’ajoute un arrêt à un circuit que si ce temps reste respecté pour tous ceux qui sont déjà à bord.
Les horaires de passage sont calés sur l’heure d’arrivée à l’établissement le matin, et sur l’heure de départ le soir, avec l’ordre des arrêts inversé. Les parents qui attendent avec un enfant installé dans son fauteuil savent ainsi à quelle heure le véhicule se présentera. Pour aller plus loin sur l’organisation propre aux fauteuils, notre guide pour organiser le transport des usagers en fauteuil roulant détaille les capacités, le temps de montée et l’information du chauffeur.
Les informations d’accessibilité sur la feuille de route du chauffeur
Le moment le plus délicat du trajet est souvent la remise de l’enfant : à la porte de la maison le soir, à l’accueil de l’établissement le matin. Les consignes pratiques (« remettre l’enfant à un adulte de la famille », « accès par le portail latéral », « hayon côté rue impossible ») gagnent à être écrites une fois pour toutes, plutôt que transmises oralement à chaque nouveau chauffeur.

Dans l’application, le chauffeur voit pour chaque arrêt la mobilité de l’enfant, l’accompagnateur prévu et les notes d’accessibilité. Il suit la progression de sa tournée, pointe chaque prise en charge d’un geste et peut appeler son responsable. Un remplaçant dispose ainsi des mêmes informations que le chauffeur habituel.
Contrôler les factures sans fragiliser le partenariat
Les transporteurs équipés de véhicules adaptés aux fauteuils d’enfants ne sont pas nombreux sur un territoire. Beaucoup d’IEM et d’EEAP hésitent donc à discuter leurs factures, de peur de perdre un partenaire précieux. L’audit de NavigoMédic repose sur des faits partagés : les absences déclarées, les pointages du chauffeur, la distance théorique. Les écarts sont présentés dans un bordereau de contestation contradictoire, qui laisse 30 jours au transporteur pour présenter ses observations. Une ligne peut être requalifiée après échange, avec une justification tracée.
Si votre établissement accueille aussi des adultes, la page sur le transport en MAS aborde des contraintes voisines. Les autres structures sont présentées dans la rubrique sur le transport des usagers en établissement médico-social. Et pour voir l’outil appliqué à vos propres circuits, la démonstration du logiciel de transport adapté se fait sur vos cas concrets.
Transport enfants polyhandicapés : comment faire avec peu de véhicules adaptés ?
En déclarant précisément les capacités de chaque véhicule et la mobilité de chaque enfant. Le moteur réserve les emplacements fauteuil aux enfants qui en ont besoin et signale ceux qu’il ne peut pas placer, ce qui permet de négocier un véhicule supplémentaire sur des bases objectives.
L'accompagnateur transport polyhandicap est-il compté dans la capacité ?
Oui. Un accompagnateur occupe une place assise. Il suffit de l’indiquer sur la fiche de l’enfant pour que le moteur en tienne compte.
Le logiciel stocke-t-il des informations médicales sur les enfants ?
Non. Les fiches sont strictement logistiques et les termes médicaux sont refusés dans les notes. Le logiciel ne traite pas de données de santé.
Peut-on vérifier nos factures avant d'adopter l'outil ?
Oui, grâce à l’audit gratuit d’un mois de factures de transport, sans engagement : vous recevez un rapport chiffré des courses conformes et contestables.
Des places fauteuil bien réparties, chaque matin
Voyez comment NavigoMédic compose les circuits de votre IEM ou de votre EEAP en tenant compte des fauteuils, des accompagnateurs et du temps à bord.